Mantaléa
Dans le cadre d’un cours autour de la structure et de la surface, le thème imposé était celui des animaux. J’ai choisi la raie manta, une créature que je trouve profondément majestueuse. Cependant, sa couleur naturellement uniforme posait un défi en termes de décor.
J’ai alors décidé d’imaginer un animal qui n’existe pas. J’ai mêlé la forme de la raie manta à la peau de la raie léopard, créant ainsi une nouvelle créature que j’ai baptisée Mantaléa.
Cette pièce a suscité de nombreuses réactions : certains la trouvent inquiétante, presque effrayante. Pourtant, la raie manta n’est pas une créature dangereuse, tout ce que l’on risque, c’est de pouvoir danser avec elle dans les profondeurs de l’océan.
Malheureusement, la raie manta a explosé dans le four, malgré deux mois de séchage. Une bulle d’air s’était formée entre le corps et ses nageoires. La pièce a toutefois pu être recollée.
J’ai alors choisi de transformer cet accident en partie intégrante du projet : j’ai utilisé ses cicatrices pour y appliquer de l’acrylique rouge sang, à l’occasion de la Journée de l’environnement. La raie a ensuite été installée dans la rue, entourée d’un filet de pêche et de déchets plastiques, afin de dénoncer la pêche intensive et la pollution des océans.
Aujourd’hui, la raie manta a trouvé sa place chez Greenpeace.
